Notre voyage en Amérique Latine
Apres notre passage frontiere, le bus nous depose a Puerto Viejo. Des notre arrivee, nous ressentons la tendance du coin : rastas, reggae, Ya Mon ! Le petit village est tres touristique, mais l'ambiance "Caraibe - Jamaique" qui y regne est tres relaxante.
Apres une premiere nuit passee dans une petite auberge en compagnie de Marie-Anne et Sylvain (deux francais rencontres dans le bus), nous installons nos hamacs dans un camping pour la seconde. L'apres-midi, nous louons des velos et partons a la decouverte de la region et nous nous rendons a l'entree du parc national pour obtenir un maximum d'infos sur les possibilites de treks pour rejoindre le village de Gandoca. La balade a velo est plutot tranquillo (env. 45 minutes pour 13 Kms) et Mel se prendra pour Phoebe sur son velo rose avec son petit panier (il lui manquait plus que les franges!).
En route, on pourra admirer des quantites de magnifiques fleurs que Mike fotographie pendant de longues minutes .
Au village de Manzanillo, nous avons tous les sons de cloche quant aux diverses options qui s'offrent a nous pour nous rendre a Gandoca :
1) 4h00 de marche, tres difficile, il faut traverser les montagnes (bien qu'on en aie vu aucune) et prendre un guide pour ne pas se perdre.
2) 3h00 de marche, sur la plage facile.
3) Pas le choix, il faut prendre le bateau ... pas cher : USD35.00 par personne pour 20 minutes. Quelle arnaque !!!
Comme tout le monde se contredit, on part a la recherche du ranger du coin ... eh oui, un rasta aux pupilles bien rouges ?! Il rigolera bien quand on lui demandera si on a besoin d'un guide ... nous repartons avec toutes les infos necessaires : pas besoin de guide, marche facile entre la plage et la foret, possibilites de camping sauvage et une payante a USD 2.00 par personne.
Sur le chemin du retour, petit arret sur la plage de Punta Uva (une des plus jolies du coin), ou Mel se fera bouffer par les sandflies et Mike ira taquiner les langoustes dans les recifs du coin. Il en aurait bien ramene deux pour le souper, mais Mel n'etant pas fan, il leur laissera une seconde chance de survie .
Parc National Manzanillo - Gandoca
Tres tot, nous repartons pour Manzanillo, en bus cette fois, afin d'effectuer la marche sous des temperatures plus clementes (mais c'etait pas vraiment ca!). Notre objectif : Gandoca, ou Vincent (un autre francais croise a Carthagene) travaille comme volontaire pour la protection des tortues.
Le chemin dans la foret est en effet pas tres complique et les seules petites dificultes rencontrees seront les moustiques et les toiles d'arraignees !!! En route, nous aurons notre premiere rencontre en pleine nature avec Madame ou Monsieur Toucan. Malheureusement, celui-ci jouera a cache-cache avec nous et impossible d'immortaliser son portrait. Le chemin est egalement parseme de minuscules grenouilles (entre 1 et 3 cm) de couleurs differentes. On dit de ces grenouilles qu'elles sont endemiques donc don't touch !
De plus, la foret en elle-meme est tres belle, car il subsiste encore de magnifiques arbres, des quantites d'oiseaux, des ecureuils et une multitude d'insectes (dont beaucoup d'arraignees) et de reptiles.
Apres 2h00 de marche, nous atteigons Punta Mona, ou nous installons nos hamacs pour la nuit. Le lieu est idealement bien situe, car tout proche de la foret, sur la plage et a envirion 45 minutes de Gandoca. Nous laissons nos sacs et partons a la rencontre de Vincent. Notre visite sera bien breve, car il bosse l'apres-midi, mais ca nous laissera tout de meme le temps de casser la croute ensemble. Comme il travaille de nouveau de nuit, nous esperons bien le recroiser ce soir, lors de notre recherche de tortues qui viennent pondre leurs oeufs tout proche de l'endroit ou nous campons.
De retour au campement, Mel ayant pris gout aux petites siestes dans le hamac, ne saura resister, alors que Mike une fois de plus, en profite pour faire du snorkeling. L'eau etant claire, il aura la chance d'apercevoir un petit requin de recif d'environ 1 metre. Apres le souper, en compagnie de Marie-Anne et de Sylvain, nous nous dirigeons vers la plage dans l'espoir d'y admirer quelques tortues luttes. Nous serons bien chanceux, c'est la pleine lune et la visibilite sera bien bonne. Apres 1h30 de marche et d'attente, nous apercevons notre premiere tortue. ENORME ! En voir une a quelques metres de nous, est vraiment genial. Cependant, impossible de l'eclairer de nos lampes, au risque de la deranger et qu'elle retourne en mer sans avoir pondu. Mais une fois qu'elle est installe et qu'elle commence a creuser son trou, nous pouvons nous approchons encore de quelques metres. Le spectacle est grandiose, elle deposera une bonne centaine d'oeufs de la taille d'une balle de ping-pong.
Photos des sites : www.ffdp.ca et www.guadeloupe.environnement.gouv.fr
Apres 30 minutes, Mike en apercoit une un peu plus loin sur la plage qui sort de l'eau. Puis une troisieme, qui nous semble encore plus grosse que les deux precedentes. En tout, nous passerons plus de 2h00 a les regarder a l'ouvrage. Seul point quelque peu negatif : "l'accueil" super desagreable des volontaires (hormis Vincent). Plutot que de nous expliquer leur travail (ce qui peut-etre pourrait aider encore plus a la protection des tortues), il nous font bien comprendre que nous ne sommes pas les bienvenus. Un comportement deplace, nous ne sommes pas la pour les deranger eux ou les tortues, mais parce que ca nous interesse. Bien dommage, mais bon ... pas grave. On ne se laissera pas gacher ce magnifique moment par quelques gens bourrus ...
Vers 1h30 du mat', nous rebroussons gentiment chemin, ou nous aurons la chance d'apercevoir une quatrieme tortue, mais celle-ci ne trouvera pas d'endroit pour pondre et retournera directement a l'eau. Nous nous couchons super heureux de ces quelques instants magiques ... on laisse place a votre imagination ... pas de flash pour ne pas deranger les tortues, donc pas de photos.
Quelques renseignements sur la tortue luth :
La tortue luth est non seulement beaucoup plus grosse que toutes les autres tortues marines, mais elle est le plus gros reptile de la planete. Son corps est en forme de larme se terminant en une pointe arrondie. Sa carapace, ou sa dossiere, peut atteindre plus de 2 m de longueur, et son poids, plus de 900 kg. Comme toutes les tortues marines, la tortue luth ne peut pas replier sa tete ni ses nageoires sous sa carapace comme le font les tortues terrestres et les tortues d’eau douce. La tortue luth est aussi la seule tortue marine qui ne possèede pas une carapace dure ni d’ecailles. Plutot, sa carapace est recouverte d’une peau coriace, d’ou le nom anglais « leatherback ».
La tortue luth :